Bloc français 2025 Fête du timbre

Bloc français 2025 Fête du timbre

Pour la fête du timbre, La poste française va émettre le 10 mars 2025 un bloc sur les arts de la rue et plus particulièrement les acrobates.

Les acrobates sont des figures emblématiques du cirque, captivant les spectateurs par leur agilité, leur force et leur audace. Grâce à des années d’entraînement et une discipline rigoureuse, ces artistes repoussent les limites du corps humain en exécutant des numéros spectaculaires mêlant souplesse, équilibre et coordination. Que ce soit sur une piste de cirque, un chapiteau ou une scène moderne, les acrobates émerveillent par leurs performances impressionnantes et leur capacité à défier la gravité.

L’acrobatie est un art millénaire qui remonte à l’Antiquité. Les fresques égyptiennes et les récits chinois témoignent déjà de la présence d’acrobates dans les divertissements royaux et religieux. Dans la Grèce antique, les artistes pratiquaient des exercices de gymnastique et d’équilibre lors de festivités publiques. Avec l’avènement du cirque moderne au XVIIIe siècle, l’acrobatie est devenue un élément central des spectacles de cirque, évoluant avec les progrès techniques et la créativité des artistes. Aujourd’hui, l’acrobatie ne se limite plus aux spectacles de cirque traditionnels. Elle s’invite également dans le monde du théâtre, de la danse, du cinéma et même du sport, trouvant une place dans des disciplines comme la gymnastique artistique, le parkour et le cheerleading.

L’univers des acrobates est vaste et englobe une grande variété de disciplines, chacune exigeant des compétences spécifiques et un entraînement rigoureux. Parmi les disciplines les plus connues, on retrouve :

  • Les équilibristes : Ces artistes excellent dans l’art de maintenir leur équilibre sur des objets instables tels que des fils tendus, des échelles, des rouleaux ou des ballons. Leur maîtrise de la stabilité et leur contrôle musculaire sont impressionnants.

  • Les voltigeurs : Spécialistes des sauts spectaculaires, ils exécutent des figures aériennes depuis des trampolines, des balançoires ou des plateformes élevées, souvent en tandem avec des porteurs qui les propulsent et les rattrapent.

  • Les contorsionnistes : Ces artistes possèdent une souplesse hors du commun qui leur permet d’adopter des postures étonnantes. Leur discipline nécessite des années de pratique pour assouplir leur corps sans risquer de blessures.

  • Les acrobates au sol : Ils réalisent des figures comme les saltos, les flips et les pyramides humaines, souvent en groupe. Ces performances exigent une grande force physique et une coordination parfaite entre les partenaires.

  • Les trapézistes : Suspendus à des hauteurs vertigineuses, ils exécutent des balancements et des sauts entre différents trapèzes, impressionnant le public par leur audace et leur sens du timing.

  • Les artistes de mât chinois et de cerceau aérien : Ces disciplines combinent force, agilité et grâce, les acrobates grimpant, tournant et effectuant des figures sur des supports verticaux ou suspendus.

Le métier d’acrobate exige un entraînement intensif et une préparation physique et mentale rigoureuse. Les artistes doivent développer leur force, leur souplesse et leur coordination dès leur plus jeune âge. Un acrobate s’exerce quotidiennement, combinant exercices de musculation, d’assouplissement et de répétition des figures pour perfectionner sa technique. Outre l’aspect physique, la préparation mentale est essentielle. La concentration, la gestion du stress et la confiance en soi jouent un rôle crucial dans la réussite des performances. Chaque mouvement doit être précis et exécuté avec un contrôle absolu pour éviter les blessures et assurer la sécurité des artistes.

Le spectacle acrobatique est une source de fascination pour les spectateurs. La virtuosité des artistes, associée à une mise en scène souvent grandiose et à des jeux de lumière et de musique, crée un univers envoûtant. Les acrobates captivent par leur capacité à transcender les limites humaines et à offrir un moment de pur émerveillement. Les numéros acrobatiques véhiculent également des messages de dépassement de soi, de confiance et de solidarité. Beaucoup de spectacles mettent en avant l’importance du travail d’équipe et du soutien mutuel, en particulier dans les disciplines de groupe où chaque partenaire dépend des autres.

Aujourd’hui, l’acrobatie s’intègre dans des productions contemporaines et innovantes. Des compagnies comme le Cirque du Soleil, les 7 Doigts de la Main ou le Cirque Éloize repoussent sans cesse les limites de l’art acrobatique en y intégrant des éléments de théâtre, de danse et de technologie. Les spectacles se veulent plus immersifs, combinant projections visuelles, effets sonores et scénarios élaborés pour offrir une expérience sensorielle inédite au public. De plus, l’acrobatie est de plus en plus médiatisée grâce aux compétitions internationales et aux émissions de talents qui permettent aux artistes de se faire connaître du grand public. Des plateformes comme YouTube et Instagram offrent également une vitrine aux acrobates du monde entier, favorisant ainsi le partage et l’innovation dans le domaine.

Les acrobates incarnent la fusion parfaite entre force, souplesse et créativité. Leur art, à la fois ancien et en perpétuelle évolution, continue de captiver et d’inspirer des générations de spectateurs. Derrière chaque saut, chaque figure et chaque mouvement se cache une discipline rigoureuse et une passion inébranlable. Grâce à leur talent et à leur persévérance, les acrobates restent une pièce maîtresse du monde du cirque et du spectacle vivant, repoussant sans cesse les frontières du possible et nous rappelant la beauté du corps en mouvement.

Timbre français 2025 Le jongleur

Timbre français 2025 Le jongleur

A l’occasion de la  fête du timbre qui se tiendra dans 84 villes les 8 et 9 mars La Poste française inaugure une nouvelle série dédiée aux arts de la rue, dans ce cadre elle va émettre le 10 mars un timbre sur le jongleur.

Le jongleur de cirque est un artiste fascinant qui combine grâce, précision et dextérité pour émerveiller son public. Figure emblématique des arts du cirque, il incarne l’harmonie entre maîtrise technique et expression artistique. Son numéro, qu’il exécute avec brio sous le chapiteau, captive les spectateurs par la fluidité de ses mouvements et la complexité de ses enchaînements. Mais derrière cette apparente facilité se cache un entraînement rigoureux et un dévouement sans faille.

Le jonglage est un art millénaire dont les origines remontent à l’Antiquité. Des fresques égyptiennes datant de plus de 4000 ans montrent des figures lançant des objets en l’air, suggérant que cette discipline était déjà pratiquée à cette époque. Dans la Rome antique, les jongleurs divertissaient les foules lors de spectacles publics, et au Moyen Âge, ils faisaient partie intégrante des troupes itinérantes de saltimbanques. C’est au XIXe siècle, avec l’essor du cirque moderne, que le jonglage a acquis une place centrale dans les spectacles. Des figures légendaires comme Enrico Rastelli ont contribué à l’évolution du jonglage en introduisant de nouvelles techniques et en augmentant le niveau d’exigence de la discipline. Aujourd’hui, le jongleur est une figure incontournable du cirque, et son art ne cesse d’évoluer grâce à l’innovation et à la créativité des artistes contemporains.

Le jongleur de cirque manie une grande variété d’objets, chacun nécessitant une approche et une technique spécifiques. Les balles, massues et anneaux sont les accessoires les plus couramment utilisés, mais certains artistes explorent également le jonglage avec des objets plus insolites, comme des torches enflammées, des couteaux ou même des tronçonneuses. Le jonglage à balles est souvent la première technique que les apprentis jongleurs maîtrisent. Il consiste à maintenir un certain nombre de balles en mouvement selon des schémas précis, appelés « siteswap », qui définissent la trajectoire de chaque objet. Plus le nombre de balles augmente, plus la difficulté s’accroît, exigeant une coordination parfaite et une concentration absolue. Le jonglage à massues est plus complexe car il intègre la rotation des objets, nécessitant une meilleure compréhension de la dynamique et du timing. Les jongleurs expérimentés enchaînent les figures et les lancers spectaculaires, ajoutant une dimension visuelle impressionnante à leur performance. Quant aux anneaux, ils permettent des effets visuels élégants et aériens. Grâce à leur forme et leur légèreté, ils peuvent être manipulés avec une grande fluidité, créant une illusion de suspension dans les airs.

Derrière la beauté et la fluidité des numéros de jonglage se cache un travail acharné et une discipline de fer. L’apprentissage du jonglage demande de longues heures d’entraînement quotidien, où la répétition est la clé de la réussite. La persévérance est essentielle, car la moindre erreur peut briser le rythme et faire tomber les objets. Le jongleur doit également développer une excellente condition physique, notamment en termes de coordination, d’endurance et de réactivité. Certains exercices spécifiques permettent d’améliorer la souplesse des poignets, la rapidité des réflexes et la stabilité du regard. L’entraînement mental est tout aussi important : la concentration et la gestion du stress sont des compétences cruciales pour réussir une prestation en public.

Le numéro du jongleur ne se résume pas à une simple démonstration technique. Il est aussi un véritable spectacle qui suscite l’émerveillement et l’admiration. En jonglant, l’artiste crée un dialogue silencieux avec son public, captivant son attention par la répétition hypnotique des mouvements et la virtuosité de son exécution. Certains jongleurs intègrent des éléments de comédie ou de danse dans leurs performances, rendant leur numéro encore plus vivant et interactif. D’autres jouent sur l’émotion en associant leur jonglage à une mise en scène poétique ou dramatique. Cette diversité d’approches fait du jonglage un art en perpétuelle évolution, où chaque artiste apporte sa touche personnelle et son univers unique.

Avec l’évolution des arts du cirque, le jongleur a su se réinventer et s’adapter aux nouvelles tendances. Dans les cirques contemporains, il collabore souvent avec des metteurs en scène et des chorégraphes pour créer des spectacles immersifs et innovants. Certains jongleurs travaillent en tandem avec des musiciens ou des artistes de cirque multidisciplinaires, intégrant le jonglage dans un univers plus large mêlant acrobatie, théâtre et technologie. De grands festivals et compétitions de jonglage voient également le jour, mettant en lumière les talents émergents et permettant aux artistes d’échanger et d’expérimenter de nouvelles approches. Grâce aux réseaux sociaux et aux plateformes de partage de vidéos, le jonglage connaît un renouveau et touche un public toujours plus large.

Le jongleur de cirque est bien plus qu’un simple artiste de rue ou de spectacle. Il est l’incarnation de la persévérance, de la créativité et de la passion. Son art, à la fois ancien et en constante évolution, continue d’émerveiller les spectateurs de tous âges. Derrière chaque lancer et chaque rattrapage se cache une histoire, une discipline et un amour du geste parfait. Grâce à son talent et à son engagement, le jongleur de cirque reste une figure emblématique du monde du spectacle, capable de transporter son public dans un univers de grâce et de magie.

Timbre Monaco Osaka 2025

Timbre Monaco Osaka 2025

Dans le cadre de l’exposition universelle 2025 qui se tiendra à Osaka au Japon du 13 avril au 13 octobre 2025, l’office des timbres de la principauté de Monaco a émis le 19 février un timbre.

Les expositions universelles sont de grands événements internationaux visant à présenter les avancées technologiques, culturelles et industrielles des nations du monde entier. Depuis leur apparition au XIXᵉ siècle, elles ont marqué l’histoire en influençant l’architecture, l’économie et les relations internationales. Ces manifestations, à la fois vitrine du progrès et terrain d’expérimentation pour les innovations, ont donné naissance à des structures emblématiques et ont façonné notre vision du futur.

L’idée des expositions universelles trouve son origine dans les foires industrielles du XVIIIᵉ siècle, mais c’est en 1851, avec The Great Exhibition à Londres, que le concept prend véritablement forme. Organisée sous l’impulsion du prince Albert, cette première exposition universelle se tient dans le célèbre Crystal Palace, un édifice en verre et en acier révolutionnaire pour l’époque. Elle rassemble plus de 14 000 exposants venus du monde entier et attire six millions de visiteurs. Fort de ce succès, d’autres pays emboîtent le pas : Paris organise plusieurs expositions universelles, notamment celles de 1889 et 1900, qui marquent profondément la capitale française. L’Exposition de 1889 voit la construction de la Tour Eiffel, symbole du progrès technique, tandis que celle de 1900 présente des avancées majeures comme le métro parisien et l’électricité généralisée.

Les expositions universelles ont toujours été un terrain propice aux découvertes. De nombreuses inventions qui font aujourd’hui partie de notre quotidien y ont été dévoilées :

  • Le téléphone d’Alexander Graham Bell (1876, Philadelphie).
  • Le cinéma des frères Lumière (1900, Paris).
  • Le téléviseur (1939, New York).
  • L’ascenseur moderne d’Elisha Otis (1855, Paris).

Ces événements permettent aux industriels et scientifiques de présenter leurs travaux au grand public et d’attirer des investisseurs. De plus, ils servent de vitrine pour les avancées architecturales, donnant naissance à des bâtiments emblématiques comme la Tour Eiffel ou l’Atomium de Bruxelles (1958).

Les expositions universelles ne se limitent pas aux avancées technologiques. Elles offrent aussi une plateforme pour les échanges culturels et artistiques. Les pavillons nationaux permettent aux pays participants de promouvoir leur culture, leur artisanat et leur savoir-faire. Par exemple, l’Exposition universelle de 1900 à Paris met en avant l’Art nouveau, un mouvement artistique qui influence profondément le design et l’architecture du début du XXᵉ siècle.Ces événements favorisent également les débats sur des enjeux sociaux et économiques. L’Exposition de 1867 à Paris met ainsi en lumière les premières préoccupations liées aux conditions de travail et au progrès social. De même, celle de 2010 à Shanghai, dont le thème était « Meilleure ville, meilleure vie », sensibilise le public aux défis du développement durable et de l’urbanisation.

Un des aspects les plus marquants des expositions universelles est leur impact sur l’urbanisme et l’architecture. Beaucoup de structures construites pour ces événements deviennent des symboles durables des villes hôtes :

  • La Tour Eiffel (1889, Paris), aujourd’hui l’un des monuments les plus visités au monde.
  • L’Atomium (1958, Bruxelles), représentant une molécule de fer agrandie.
  • Le Space Needle (1962, Seattle), devenu l’icône de la ville.

Cependant, toutes les expositions ne laissent pas un héritage aussi positif. Certains sites peinent à trouver une seconde vie après l’événement, conduisant parfois à des friches urbaines coûteuses à entretenir. L’Exposition de 1992 à Séville, par exemple, a laissé des infrastructures sous-exploitées pendant plusieurs années.

Aujourd’hui, les expositions universelles doivent relever plusieurs défis. Le coût élevé de l’organisation (des milliards d’euros) et l’impact environnemental des infrastructures temporaires suscitent des critiques. Pour répondre à ces enjeux, les expositions récentes cherchent à être plus durables.L’Exposition universelle de 2015 à Milan, par exemple, avait pour thème l’alimentation et la durabilité, mettant en avant des solutions pour nourrir la planète tout en respectant l’environnement. De même, Expo 2020 à Dubaï (reportée en 2021 en raison de la pandémie de Covid-19) a mis l’accent sur l’innovation et le développement durable avec des bâtiments éco-responsables et des initiatives en faveur des énergies renouvelables. En parallèle, les nouvelles technologies offrent des opportunités inédites pour les expositions. La réalité virtuelle et la numérisation permettent de prolonger l’expérience au-delà du site physique, touchant un public mondial et réduisant l’empreinte carbone des visiteurs.

L’Exposition universelle de 2025 se tiendra à Osaka, au Japon, avec pour thème « Concevoir la société du futur pour nos vies ». Cette édition mettra en avant l’innovation technologique, la médecine et le bien-être des populations. En 2030, l’Arabie saoudite accueillera une exposition à Riyad sous le thème « L’ère du changement ». Cette exposition vise à illustrer la transition du pays vers un avenir plus durable et diversifié sur le plan économique.

Depuis plus de 170 ans, les expositions universelles jouent un rôle clé dans la diffusion des innovations et des cultures à travers le monde. En mêlant progrès technologique, débats sociétaux et expression artistique, elles reflètent les préoccupations et ambitions de chaque époque. Si elles doivent encore relever des défis écologiques et économiques, leur capacité à rassembler les nations et à stimuler l’imagination en fait des événements uniques et incontournables pour le futur.

Carnet français 2025 Astérix

Carnet français 2025 Astérix

Le 10 mars 2025, La Poste française va émettre un carnet de 12 timbres autoadhésifs sur les personnages de la bande dessinée Astérix. 

La bande dessinée Astérix, créée en 1959 par René Goscinny et Albert Uderzo, met en scène un village gaulois qui résiste à l’envahisseur romain grâce à une potion magique. Parmi les nombreux personnages qui peuplent cet univers, les Gaulois du village jouent un rôle central, chacun apportant une touche unique à l’histoire. Voici une présentation détaillée des principaux personnages gaulois de la série.

Astérix, le héros rusé

Astérix est le personnage principal de la série. Petit mais intelligent et courageux, il est le champion du village et l’un des principaux opposants aux Romains. Grâce à la potion magique du druide Panoramix, il obtient une force surhumaine qui lui permet de se battre efficacement contre les légionnaires de César. Son intelligence et sa vivacité d’esprit le rendent indispensable aux nombreuses aventures dans lesquelles il s’embarque. Il est souvent accompagné de son fidèle ami Obélix.

Obélix, le colosse au grand cœur

Obélix est le meilleur ami d’Astérix et son compagnon de voyage. Il est tombé dans la marmite de potion magique étant enfant, ce qui lui confère une force surhumaine permanente. Livreur de menhirs de profession, il est jovial, gourmand (notamment de sangliers) et parfois un peu simple d’esprit. Son plus grand regret est de ne plus pouvoir boire de potion magique, ce que Panoramix refuse systématiquement. Bien qu’il ait un tempérament bon enfant, il peut se montrer colérique, notamment lorsque quelqu’un ose insulter son poids.

 Panoramix, le sage druide

Panoramix est le druide du village, gardien du secret de la potion magique qui donne aux Gaulois une force colossale. Respecté et vénéré par ses compagnons, il joue un rôle essentiel dans la survie du village. En plus de la potion magique, il prépare d’autres remèdes et potions aux effets divers. Il représente la sagesse et la connaissance dans la communauté gauloise.

Abraracourcix, le chef du village

Abraracourcix est le chef du village, un homme courageux mais parfois dépassé par les événements. Fier de son rôle, il est souvent porté sur un bouclier par deux guerriers, une tradition qui renforce son autorité. Il est marié à Bonemine, une femme au caractère bien trempé qui n’hésite pas à lui donner des ordres. Bien qu’il se dispute parfois avec ses villageois, il reste un chef respecté et soucieux de la liberté de son peuple.

Bonemine, l’épouse du chef

Bonemine est la femme d’Abraracourcix. Ambitieuse, elle rêve d’un statut plus prestigieux pour son mari et aimerait mener une vie plus luxueuse. Elle a une influence importante sur les décisions d’Abraracourcix et n’hésite pas à le recadrer lorsqu’il perd patience.

Assurancetourix, le barde malchanceux

Assurancetourix est le barde du village, convaincu d’avoir un talent exceptionnel pour la musique et le chant. Malheureusement, son entourage le trouve insupportable et il est souvent réduit au silence, surtout lors des banquets où il finit généralement attaché et bâillonné pour éviter qu’il ne chante. Cependant, il se montre utile dans certaines aventures, notamment dans Astérix et les Normands, où son chant a un effet inattendu sur les Vikings.

Cétautomatix, le forgeron bagarreur

Cétautomatix est le forgeron du village. Fort et autoritaire, il se dispute régulièrement avec le poissonnier Ordralfabétix, notamment au sujet de la qualité du poisson. Il est souvent celui qui bâillonne Assurancetourix avant les banquets. Son tempérament impulsif contraste avec son grand savoir-faire en métallurgie.

Ordralfabétix, le poissonnier têtu

Ordralfabétix est le poissonnier du village et un personnage haut en couleur. Il vend du poisson « frais », bien que la fraîcheur de ses produits soit souvent remise en question par Cétautomatix, ce qui déclenche de nombreuses bagarres. Marié à Iélosubmarine, il est convaincu de la supériorité de ses poissons sur la viande et autres aliments.

Agecanonix, le doyen indestructible

Agecanonix est le plus vieux du village, un ancien guerrier toujours plein d’énergie malgré son âge avancé. Il est marié à une femme beaucoup plus jeune, ce qui suscite parfois des moqueries. Bien qu’il ne participe pas activement aux combats, il aime rappeler son glorieux passé.

Idéfix, le fidèle compagnon d’Obélix

Idéfix est un petit chien blanc, fidèle compagnon d’Obélix. Il suit souvent son maître dans ses aventures et se montre très attaché à la nature, protestant lorsque des arbres sont abattus. Bien que petit, il est courageux et rusé.

Le village d’Astérix compte de nombreux autres habitants qui apparaissent épisodiquement. Parmi eux, on trouve des guerriers anonymes, des femmes au foyer et des enfants qui participent parfois aux querelles et aux fêtes.

Les personnages gaulois de la BD Astérix sont variés et attachants, contribuant à l’humour et à la richesse de cet univers. Chacun d’eux apporte une personnalité unique qui renforce la dynamique du village et des aventures. À travers leurs querelles, leurs banquets et leurs batailles contre les Romains, ils incarnent un esprit de résistance et de camaraderie intemporel.

Carnet français 2025 Astérix II
Carnet français 2025 Astérix III
Timbre français 2025 Lucie Randouin

Timbre français 2025 Lucie Randouin

Le 24 février 2025 avec la parution d’un timbre, la Poste Française rendra hommage à Lucie Randouin (1885-1960). Elle fut une biologiste et hygiéniste française dont les travaux ont profondément marqué le domaine de la nutrition et de la santé publique au XXᵉ siècle. Première femme à enseigner à la faculté de médecine de Paris et à être admise comme membre libre à l’Académie nationale de médecine, elle a consacré sa carrière à l’étude des vitamines et à la promotion d’une alimentation équilibrée.

Née le 11 mai 1885 à Bœurs-en-Othe, dans l’Yonne, Lucie Fandard est la fille d’Arthur Fandard et d’Estelle Gauvin. En 1892, la famille s’installe à Passy, où ses parents ouvrent une librairie. Après le décès de ses parents pendant ses études, Lucie doit subvenir à ses besoins tout en poursuivant sa formation. Elle obtient une licence ès sciences en 1908, puis un diplôme d’études supérieures en 1909 à l’université de la Sorbonne. Malgré les restrictions de l’époque réservant l’agrégation aux hommes, elle est admise en tant qu’auditrice libre à l’École normale supérieure de Paris et devient, en 1911, la deuxième femme agrégée de sciences naturelles, après Marie Robert. Elle entreprend ensuite une thèse sur le « Sucre libre et sucre protéidique du sang », qu’elle soutient avec succès le 14 mai 1918 sous la direction d’Albert Dastre.

De 1919 à 1922, Lucie Randoin travaille au Laboratoire de physiologie de l’Institut océanographique de Paris, dirigé par Paul Portier. Elle devient ensuite directrice du laboratoire de physiologie du Centre de recherches sur l’alimentation, dépendant du ministère de l’Agriculture, poste qu’elle occupe de 1922 à 1953. Parallèlement, elle dirige le laboratoire de physiologie de la nutrition à l’Institut national agronomique et, à partir de 1930, celui de l’École pratique des hautes études.Ses recherches se concentrent principalement sur les vitamines et leur rôle essentiel dans l’alimentation quotidienne. Elle contribue à établir des règles d’équilibre alimentaire et souligne l’importance d’une alimentation complète pour la santé physique et morale. Pendant la Seconde Guerre mondiale, face aux restrictions alimentaires, elle s’investit dans la diffusion de conseils nutritionnels adaptés, donnant des conférences, parfois clandestines, en zones occupées et libres. Elle conserve également des sérums et vaccins de l’Institut Pasteur dans les sous-sols de l’Institut d’hygiène militaire pour les mettre à disposition de la Résistance. Son laboratoire héberge temporairement des résistants, dont un prisonnier évadé, un membre du Comité directeur de l’Organisation civile et militaire (OCM), une traductrice-bibliographe d’origine russe et de confession juive, ainsi que des jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire (STO).

Lucie Randoin est l’auteure de près de 500 publications scientifiques entre 1910 et 1957, incluant des notes à l’Académie des sciences, des communications à la Société de biologie et à la Société de chimie biologique, ainsi que plusieurs ouvrages de référence tels que « Les données et les inconnues du problème alimentaire » (1927) et « L’alimentation et la vie » (1941). Elle participe également à de nombreuses émissions radiophoniques et télévisées pour sensibiliser le grand public aux enjeux de la nutrition. En 1956, elle organise et anime une série d’émissions intitulée « Tribune de la Santé », diffusée pendant trois mois avec un large succès.

Tout au long de sa carrière, Lucie Randoin occupe des postes influents dans diverses institutions scientifiques. Elle est membre titulaire de la Société de biologie dès 1931 et préside la Société de chimie biologique en 1944. En 1946, elle est élue membre libre de l’Académie nationale de médecine, succédant ainsi à Marie Curie. Elle fonde également, avec Jean Trémolières, l’Institut supérieur de l’alimentation et l’École nationale de diététique en 1951, où elle assure une partie des enseignements. Ses contributions lui valent de nombreuses distinctions, dont celle de commandeur de la Légion d’honneur en 1958.

Après son décès le 13 septembre 1960 à Paris, l’héritage de Lucie Randoin continue d’influencer le domaine de la nutrition et de la santé publique. Un prix portant son nom est attribué chaque année lors des Journées nationales de diététique et de nutrition. En 2025, un timbre-poste à son effigie est émis, célébrant le 140ᵉ anniversaire de sa naissance. Ce timbre est présenté lors de l’Exposition universelle d’Osaka, mettant en lumière ses contributions scientifiques et son engagement durant la Seconde Guerre mondiale.

Lucie Randoin demeure une figure emblématique dont les travaux ont jeté les bases de la nutrition moderne, soulignant l’importance d’une alimentation équilibrée pour le bien-être individuel et collectif.